La performance énergétique d’un logement est devenue un critère essentiel pour sa mise en location. Depuis plusieurs années, la réglementation française renforce progressivement les exigences applicables aux logements les plus énergivores.
En 2026, un propriétaire bailleur doit notamment être particulièrement attentif au diagnostic de performance énergétique (DPE) de son logement : un classement F ou G peut avoir des conséquences directes sur le loyer et, pour les logements classés G, sur la possibilité même de louer le bien.
Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?
L’expression « passoire thermique » désigne généralement les logements classés F ou G au DPE, c’est-à-dire les logements présentant les performances énergétiques les plus faibles. Ministères Écologie et Habitat
Le DPE évalue la performance énergétique et climatique du logement et lui attribue une classe allant de A, pour les logements les plus performants, à G, pour les plus énergivores.
Pour un propriétaire bailleur, connaître la classe énergétique de son logement permet donc désormais d’anticiper non seulement les consommations d’énergie, mais également certaines contraintes locatives.
Un logement classé G peut-il encore être loué en 2026 ?
En France métropolitaine, depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne répond plus au niveau minimal de performance énergétique requis pour être considéré comme décent dans le cadre des nouveaux contrats de location, renouvellements ou reconductions tacites concernés. Ministères Écologie et Habitat
Le calendrier prévoit ensuite un renforcement progressif des exigences :
| Échéance | Performance énergétique minimale |
|---|---|
| Depuis le 1er janvier 2025 | au moins F |
| À partir du 1er janvier 2028 | au moins E |
| À partir du 1er janvier 2034 | au moins D |
Ainsi, les logements F seront à leur tour concernés à partir de 2028, puis les logements E à partir de 2034. Ministères Écologie et Habitat
Pour les propriétaires d’un logement classé F, 2028 peut sembler encore éloigné, mais les travaux de rénovation, leur financement et les éventuelles décisions de copropriété nécessitent parfois plusieurs mois, voire plusieurs années de préparation.
Le loyer d’un logement F ou G peut-il être augmenté ?
C’est l’autre conséquence importante du classement énergétique.
En métropole, la révision du loyer est interdite pour les logements classés F ou G lorsque les conditions légales d’application du dispositif sont réunies. Cette interdiction concerne notamment les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 24 août 2022. Service Public
Un propriétaire concerné ne peut donc pas simplement appliquer la révision annuelle prévue au bail sur la base de l’IRL tant que le logement reste soumis à ce dispositif.
Cela constitue une raison supplémentaire d’anticiper les travaux permettant d’améliorer le classement énergétique du logement.
Pourquoi vérifier son DPE dès maintenant ?
Pour un propriétaire bailleur, attendre l’approche immédiate d’une échéance réglementaire peut compliquer la situation.
Un DPE classé F ou G doit inciter à examiner plusieurs éléments : les travaux susceptibles d’améliorer la performance du logement, leur coût, les aides disponibles et, lorsque le logement est situé en copropriété, les éventuels travaux qui dépendent de l’immeuble.
L’objectif est de disposer d’une vision suffisamment tôt pour décider s’il convient de rénover, conserver en location ou éventuellement vendre le bien.
Quels travaux envisager pour améliorer la performance énergétique ?
Les travaux pertinents dépendent directement des caractéristiques du logement et du bâtiment. Il peut notamment être question d’isolation, de chauffage, de ventilation ou encore de remplacement de certaines menuiseries.
Une rénovation efficace ne consiste donc pas nécessairement à remplacer un seul équipement.
Dans une copropriété, certains travaux peuvent également relever des parties communes ou nécessiter une décision collective. La performance énergétique d’un appartement doit alors être envisagée en tenant compte de celle de l’immeuble.
Quelles aides pour rénover un logement locatif en 2026 ?
Le dispositif MaPrimeRénov’ demeure l’une des principales aides publiques destinées à financer la rénovation énergétique. Il est accessible, sous conditions, aux propriétaires occupants mais également aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés. France Rénov’
Les dispositifs et leurs conditions évoluant régulièrement, il est préférable de vérifier les aides accessibles au moment de préparer le projet.
France Rénov’ permet notamment aux propriétaires de s’informer sur les travaux envisageables, les dispositifs d’aide et les possibilités d’accompagnement. France Rénov’
Propriétaires bailleurs : mieux vaut anticiper 2028
Pour les logements classés F, la prochaine échéance majeure est désormais le 1er janvier 2028.
Trois années peuvent être relativement courtes lorsqu’un projet nécessite un diagnostic, plusieurs devis, une recherche de financement ou des travaux relevant en partie d’une copropriété.
Un propriétaire disposant aujourd’hui d’un logement classé F a donc intérêt à anticiper son projet de rénovation, plutôt que d’attendre l’approche de l’échéance.
Pour les logements classés G, la question est déjà actuelle puisque le seuil de décence énergétique correspondant est entré en vigueur le 1er janvier 2025. Ministères Écologie et Habitat
TRIARC Immobilier accompagne les propriétaires bailleurs
La performance énergétique fait désormais partie intégrante de la gestion d’un bien locatif.
TRIARC Immobilier accompagne les propriétaires dans la gestion locative de leurs logements et peut les aider à identifier les conséquences du DPE sur leur location et à anticiper les démarches nécessaires.
Pour les travaux et les aides financières, il convient ensuite de s’appuyer sur les professionnels compétents et les dispositifs officiels, notamment France Rénov’.